Vendre mes antiquités Lausanne

Vendre mes antiquités Lausanne
Female artist in apron painting vintage chair in white color with paintbrush in workshop.

Vendre une antiquité ne consiste pas simplement à fixer un prix et à publier une annonce. Un meuble ancien, un tableau, une montre, une sculpture ou un service en argent peut avoir une valeur très différente selon son époque, son état, sa rareté et l’intérêt actuel des collectionneurs.

À Lausanne, plusieurs solutions permettent de céder des objets anciens : vente directe à un antiquaire, estimation par un professionnel, dépôt-vente, maison de ventes aux enchères ou vente entre particuliers. Le choix dépend du type d’objet, du délai souhaité et du niveau d’accompagnement recherché.

Les souvenirs, ces antiquités dont on se sépare, ont perdu leur valeur, peut-être. Mais, on les recherche aussi, car elles ont de la valeur. Il y a des bribes de temps que l’on efface et d’autres passages que l’on se repasse.  Ameyi Essi 

Faire l’inventaire des objets à vendre

La première étape consiste à identifier précisément les biens concernés. Il peut s’agir d’un seul objet ou du contenu complet d’un logement après une succession, un déménagement ou un changement de décoration.

Parmi les antiquités susceptibles d’intéresser des professionnels, on retrouve notamment :

  • les meubles anciens ;
  • les tableaux et gravures ;
  • les sculptures et bronzes ;
  • les montres et pendules ;
  • les bijoux anciens ;
  • l’argenterie ;
  • les porcelaines et céramiques ;
  • les objets en cristal ;
  • les livres anciens ;
  • les monnaies et médailles ;
  • les objets de collection ;
  • les pièces d’art asiatique ;
  • les objets décoratifs du XIXe et du XXe siècle.

Il est utile de noter toutes les informations disponibles : provenance familiale, époque supposée, nom de l’artiste, signature, poinçon, facture, certificat ou ancienne estimation.

Même un document ancien, une étiquette ou une photographie peut aider à retracer l’origine d’un objet et influencer son estimation.

Ne pas confondre ancienneté et valeur

Un objet ancien n’est pas automatiquement précieux. Sa valeur dépend de plusieurs critères qui doivent être étudiés ensemble.

Les professionnels examinent généralement :

  • l’authenticité ;
  • la qualité de fabrication ;
  • la rareté ;
  • l’état de conservation ;
  • la présence d’une signature ;
  • la provenance ;
  • la demande du marché ;
  • les ventes récentes d’objets comparables.

Un meuble du XIXe siècle peut, par exemple, avoir une valeur modeste s’il est très courant ou difficile à transporter. À l’inverse, un objet de design du XXe siècle peut être recherché malgré une ancienneté moins importante.

La mode joue également un rôle. Certaines catégories attirent davantage les acheteurs que d’autres selon les périodes.

Demander une estimation avant de vendre

Avant d’accepter une offre, il est recommandé de faire estimer les objets. Cette démarche permet de savoir s’ils présentent un intérêt commercial et d’éviter de les vendre trop rapidement.

Une première estimation peut souvent être réalisée à partir de photographies. Pour permettre une analyse sérieuse, les images doivent montrer :

  • l’objet entier ;
  • les différents côtés ;
  • les signatures ;
  • les poinçons ;
  • les étiquettes ;
  • les numéros ;
  • les éventuels défauts ;
  • les restaurations visibles ;
  • les documents associés.

Pour un tableau, il est important de photographier également le dos, le cadre et le châssis. Pour un meuble, les assemblages, les serrures, les poignées et les tiroirs peuvent apporter des indications utiles.

Si les objets sont nombreux, lourds ou fragiles, une expertise directement à domicile à Lausanne peut être plus pratique.

Éviter de restaurer ou de nettoyer les objets

Il est souvent préférable de laisser une antiquité dans son état actuel avant l’expertise. Un nettoyage trop énergique ou une restauration non adaptée peut diminuer sa valeur.

Certaines interventions sont particulièrement risquées :

  • repeindre un meuble ancien ;
  • retirer la patine d’un bronze ;
  • polir excessivement une pièce en argent ;
  • nettoyer une monnaie ancienne ;
  • recoller maladroitement une porcelaine ;
  • remplacer des éléments d’origine ;
  • faire réparer une montre par un atelier non spécialisé.

Les traces du temps ne sont pas toujours considérées comme des défauts. Elles peuvent aussi témoigner de l’ancienneté et de l’authenticité de l’objet.

Avant toute intervention, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel.

Choisir entre le rachat direct et les enchères

Toutes les antiquités ne se vendent pas de la même manière. Il faut choisir la méthode la plus adaptée à la nature des objets et à ses priorités.

Le rachat direct

Le rachat direct permet de vendre rapidement à un antiquaire ou à un spécialiste. Après examen, le professionnel formule une proposition d’achat.

Cette solution est adaptée lorsque le vendeur souhaite :

  • conclure la transaction rapidement ;
  • éviter les annonces et les visites ;
  • vendre plusieurs objets ensemble ;
  • organiser l’enlèvement de meubles volumineux ;
  • simplifier une succession ;
  • libérer un logement.

Le professionnel prend ensuite en charge la revente, le stockage, la présentation des objets et le risque commercial.

La vente aux enchères

Une vente aux enchères peut être pertinente pour un objet rare, signé ou susceptible d’intéresser plusieurs collectionneurs.

Cette solution peut concerner notamment :

  • une œuvre d’artiste ;
  • une montre de collection ;
  • un meuble exceptionnel ;
  • une sculpture ;
  • une collection spécialisée ;
  • une pièce disposant d’une provenance remarquable.

Le prix final reste toutefois incertain. Il faut aussi prendre en compte les commissions, les délais, le transport et les éventuels frais de catalogue.

Le dépôt-vente

Dans le cadre d’un dépôt-vente, le professionnel expose l’objet et le vendeur est rémunéré lorsqu’un acheteur est trouvé.

Cette formule peut permettre de viser un prix plus élevé qu’un rachat immédiat, mais elle demande généralement davantage de patience.

La vente entre particuliers

La vente entre particuliers peut convenir aux objets courants dont le prix est relativement facile à déterminer.

Elle oblige cependant le vendeur à gérer lui-même :

  • les photographies ;
  • la rédaction de l’annonce ;
  • les demandes d’information ;
  • les négociations ;
  • les rendez-vous ;
  • les moyens de paiement ;
  • l’emballage ;
  • le transport.

Pour un objet de valeur, cette solution nécessite davantage de prudence.

Comparer plusieurs avis

Lorsque l’objet semble important, il peut être utile de solliciter plusieurs professionnels. Les estimations peuvent varier selon les spécialités, la clientèle et les possibilités de revente de chaque acheteur.

Un spécialiste du mobilier ancien n’évaluera pas forcément une montre, un tableau ou une céramique de la même manière qu’un expert spécialisé dans cette catégorie.

Il est donc préférable de comparer :

  • le montant proposé ;
  • les explications données ;
  • les frais éventuels ;
  • le mode de paiement ;
  • les conditions d’enlèvement ;
  • les délais ;
  • les objets inclus dans l’offre.

L’offre la plus élevée n’est pas nécessairement la plus intéressante si des frais importants restent à la charge du vendeur.

Vendre des antiquités après une succession

Une succession peut contenir de nombreux objets dont la valeur est difficile à reconnaître sans expérience. Il est important de ne pas vider trop rapidement le logement.

Des objets apparemment ordinaires peuvent présenter un intérêt :

  • vaisselle signée ;
  • petites sculptures ;
  • montres anciennes ;
  • livres illustrés ;
  • affiches ;
  • photographies historiques ;
  • objets rangés dans les tiroirs ;
  • couverts en argent ;
  • bijoux abîmés ;
  • documents anciens ;
  • collections incomplètes.

Il est conseillé de commencer par séparer les papiers personnels et les souvenirs familiaux. Le reste peut ensuite être présenté à un professionnel pour une évaluation globale.

Une visite sur place peut permettre d’identifier les objets intéressants avant l’intervention d’une entreprise de débarras.

Préparer la visite d’un antiquaire

Avant le rendez-vous, regroupez les objets autant que possible et préparez les informations dont vous disposez.

Il est également utile de signaler :

  • les meubles difficiles d’accès ;
  • l’absence d’ascenseur ;
  • la présence d’escaliers étroits ;
  • les objets particulièrement fragiles ;
  • les volumes importants ;
  • les contraintes de stationnement ;
  • la date souhaitée pour l’enlèvement.

Ces informations permettent au professionnel de prévoir le matériel et les personnes nécessaires.

Pour les objets volumineux, demandez clairement qui prend en charge le démontage, l’emballage, le chargement et le transport.

Vérifier le sérieux de l’acheteur

Avant de conclure une vente, il est recommandé de vérifier l’identité et les coordonnées du professionnel.

Un interlocuteur sérieux doit pouvoir expliquer :

  • la manière dont il évalue les objets ;
  • les raisons de son offre ;
  • les conditions du paiement ;
  • le déroulement de l’enlèvement ;
  • les éventuels frais ;
  • les pièces justificatives remises après la vente.

Il faut rester prudent face aux offres formulées sans examen réel, aux pressions pour signer immédiatement ou aux demandes de paiement préalable inhabituelles.

Un reçu, une facture d’achat ou un document détaillant les objets vendus permet de sécuriser la transaction.

Les erreurs fréquentes à éviter

Certaines décisions peuvent faire perdre du temps ou réduire la valeur des objets.

Il est notamment préférable d’éviter de :

  • jeter des objets avant leur évaluation ;
  • restaurer soi-même une antiquité ;
  • cacher des défauts ;
  • accepter la première offre sans explication ;
  • transporter un objet fragile sans protection ;
  • publier son adresse personnelle dans une annonce ;
  • remettre l’objet avant de vérifier le paiement ;
  • disperser une collection avant une estimation globale ;
  • considérer qu’un objet n’a aucune valeur uniquement parce qu’il est démodé.

Une préparation méthodique permet de vendre dans de meilleures conditions et avec davantage de sérénité.

Où vendre ses antiquités à Lausanne ?

Pour faire estimer ou vendre des meubles, tableaux, objets anciens, collections ou biens issus d’une succession, vous pouvez consulter la page de GS et Fils dédiée à l’achat d’antiquités à Lausanne.

Pour comparer avec un autre professionnel local, vous pouvez également découvrir les services d’Antiquaire Lausanne, qui intervient également dans l’estimation et le rachat d’objets anciens dans la région lausannoise.

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